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Phil Jackson a perdu deux finales NBA sur treize, et jamais contre un outsider

Photo Steve Lipofsky www.Basketballphoto.com · CC BY-SA 4.0 · recadrée
Photo Steve Lipofsky www.Basketballphoto.com · CC BY-SA 4.0 · recadrée

Les Lakers ont annoncé, le 8 septembre 2026, qu’ils dévoileront une statue de Phil Jackson en avril 2027. Un hommage logique : sur treize finales disputées comme entraîneur entre 1991 et 2010, il n’en a perdu que deux, jamais contre un simple outsider…

Onze titres, deux accrocs, pas un de plus

Le chiffre est presque comique pour une carrière aussi longue : treize finales NBA disputées comme entraîneur principal, entre 1991 et 2010, six avec les Chicago Bulls et sept avec les Los Angeles Lakers, pour onze titres au bout. Seules deux éditions basculent du mauvais côté du tableau.

Écart de victoires de Phil Jackson à chacune de ses 13 finales NBA, de 1991 à 2010

En 2004, ses Lakers s’inclinent 4 victoires à 1 face aux Detroit Pistons ; en 2008, ils tombent 4 à 2 devant les Boston Celtics. Deux séries perdues sur treize disputées, jamais plus. Le reste du CV tient dans deux pourcentages homologués par le Guinness World Records : .704 en saison régulière (1155 victoires, 485 défaites) et .688 en playoffs (229 victoires, 104 défaites), les deux meilleurs de toute l’histoire de la NBA.

Meilleur pourcentage de victoires jamais enregistré par un entraîneur de l’histoire de la NBA, en saison régulière comme en playoffs. (Guinness World Records)

Perdre, mais jamais contre un outsider

Les deux défaites ne doivent rien au hasard. Les deux fois, l’équipe qui plie Jackson repart aussitôt championne, la même saison, sans détour par une remontada surprise ni par une série volée dans le money-time face à un adversaire miraculé.

Autrement dit, aucune de ses treize finales ne s’est soldée par une défaite contre une équipe qui allait ensuite s’écrouler. Detroit et Boston n’ont rien volé ce soir-là : ils ont été sacrés dans la foulée. Sur treize tentatives étalées sur vingt ans, jamais un simple outsider n’a fait plier le coach au meilleur pourcentage de victoires de l’histoire de la ligue. Boston aura même droit à une revanche version 2010 : deux ans après avoir plié devant les Celtics, Jackson les bat à son tour et empoche son onzième et dernier titre.

Avant le banc, une enfance sans télévision ni danse

Rien ne prédestinait Philip Jackson à s’asseoir un jour sur un banc NBA. Fils de pasteurs pentecôtistes, il grandit dans le Montana puis le Dakota du Nord, dans un foyer où la télévision et la danse sont interdites. Il ne voit son premier film qu’au lycée, et se destine un temps à devenir pasteur lui-même, comme ses parents avant lui.

Drafté par les Knicks en 1969, il se rend à vélo au Madison Square Garden avant de troquer la ferveur religieuse de son enfance pour le bouddhisme zen. De cette conversion naît son surnom de Zen Master, celui-là même qui accompagnera onze titres de champion NBA et treize finales disputées comme entraîneur.

Le Star Plaza s’apprête à accueillir sa neuvième statue

C’est ce bilan que les Lakers célèbrent en officialisant, le 8 septembre 2026, l’érection d’une statue de Phil Jackson sur le Star Plaza du Crypto.com Arena. Le dévoilement est fixé au 9 avril 2027, avant un match face au Minnesota Timberwolves.

Jackson y rejoindra Kareem Abdul-Jabbar, Magic Johnson, Kobe Bryant, Shaquille O’Neal, Jerry West, Elgin Baylor et l’ancien commentateur Chick Hearn, ainsi que Pat Riley, dont la statue n’a été dévoilée qu’en février 2026, sept mois plus tôt à peine. Neuf statues en tout sur le Star Plaza, pour une franchise qui n’a jamais caché son goût pour le marbre, et un entraîneur qui, sur treize finales disputées, n’a laissé passer l’orage que deux fois.

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