Basketball

NBA 2026-2027 : les joueurs africains et d’origine africaine à suivre

Plus de 55 joueurs nés en Afrique ou ayant au moins un parent originaire du continent figuraient sur les effectifs d’ouverture de la saison passée, un record selon les chiffres communiqués par la NBA. La ligue additionne volontairement les deux catégories. Un Camerounais formé à Yaoundé et un Français dont le père est congolais n’ont pas grand-chose en commun, sinon de peser sur les mêmes marchés.

La reprise du 20 octobre réunit dans ce groupe deux anciens MVP, le favori pour le prochain trophée et le transfert le plus discuté de l’été. Aucune autre région du monde n’envoie autant de joueurs de ce calibre en même temps.

Pour un parieur, la distinction dépasse la question du passeport. Les joueurs formés sur le continent suivent des trajectoires que les opérateurs anticipent mal, avec des progressions tardives que personne n’avait cotées. Siakam a touché son premier ballon à 18 ans et décroché le trophée de joueur le plus amélioré à 25. Ces profils créent de la valeur sur les marchés de saison régulière, joueur le plus amélioré ou meilleur défenseur, tant que les premières semaines n’ont pas fait bouger les cotes. La fenêtre se referme vite, d’où l’intérêt d’une inscription avec code promo melbet aujourd’hui plutôt qu’après la première quinzaine, quand les lignes auront intégré les compositions réelles. Le tour d’horizon commence par ceux qui sont nés sur le continent.

Embiid, le Camerounais qui joue désormais avec LeBron

Joel Embiid, né à Yaoundé et MVP 2023, reste sous contrat à Philadelphie. Autour de lui, plus rien n’est pareil. Jaylen Brown est arrivé de Boston, VJ Edgecombe a confirmé, et LeBron James a signé pour deux saisons en fin d’été.

Les Sixers sont passés de 28,00 à 10,00 sur le marché du titre en quelques jours. Pour la première fois de sa carrière, le pivot camerounais n’est pas celui qu’on attend, il est celui qu’on entoure. Son état physique décidera de tout. Plus de 60 matchs, et il revient dans les discussions individuelles. Une saison hachée, et Philadelphie devient un pari raté à 10,00.

Siakam, l’autre Camerounais, resté à Indiana

Pascal Siakam n’a rien changé. Né à Douala, champion NBA 2019 avec Toronto, il reste la pièce centrale des Pacers aux côtés de Tyrese Haliburton, même équipe, même rôle, même entraîneur.

Dans une intersaison où tout le monde a bougé, cette immobilité a un prix pour les opérateurs, qui n’ont aucune raison de retoucher ses lignes. Ses marchés individuels seront les plus lisibles de la saison. Pas les plus rémunérateurs.

La relève née sur le continent

Khaman Maluach, pivot sud-soudanais, entame sa deuxième saison après une draft très suivie. Adem Bona à Philadelphie et Josh Okogie représentent le Nigeria. Neuf anciens de la NBA Academy et plus de cinquante passés par le programme Basketball Without Borders figuraient sur les effectifs l’an dernier, autre record, et la plupart viennent du continent.

Ulrich Chomche rappelle l’envers du décompte. Le Camerounais que Toronto avait drafté comme un pari à long terme a été libéré par les Raptors fin juin et cherchait encore un club à la fin de l’été. Un contingent record compte aussi ses joueurs de bout de banc, pour qui chaque intersaison se joue sur un contrat garanti ou non.

Wembanyama, Français de père congolais et favori au MVP

Le pivot des Spurs n’est pas africain, il est français, mais la NBA le compte au titre de son père congolais. Il entame sa quatrième saison avec la cote la plus courte du marché de meilleur joueur, autour de 3,00, devant Shai Gilgeous-Alexander et Nikola Jokic.

Vingt-cinq points, 11,5 rebonds, 3,1 contres. Une finale NBA perdue contre New York. Un trophée de meilleur défenseur décroché à l’unanimité, ce que personne n’avait fait avant lui. Il a aussi signé une prolongation record de 252 millions de dollars en choisissant le palier à 25 % du plafond salarial plutôt que le supermax à 30 %, laissant environ 50 millions aux Spurs pour renforcer l’effectif. On ne laisse pas cette somme sur la table pour gagner un trophée individuel.

Giannis, Grec de parents nigérians, transféré à Miami

Giannis Antetokounmpo est grec, né à Athènes de parents nigérians, et son cas relève de la même catégorie. Le double MVP a quitté Milwaukee pour le Heat dans le mouvement qui a le plus bousculé la conférence Est cet été.

Les cotes du titre ont d’abord suivi Miami vers le haut, puis sont redescendues quand la franchise a manqué LeBron James. Le Heat s’échange autour de 31,00 sur le marché du champion. Les opérateurs doutent de l’effectif autour de lui, pas de lui. Il a passé huit ans à porter Milwaukee dans ces conditions.

Camara, Bona, Okogie : ceux dont personne ne parle

Toumani Camara, Belge d’origine africaine, s’est imposé à Portland comme l’un des défenseurs de périmètre les plus fiables de la ligue sans jamais faire la une. Bona et Okogie, les deux Nigérians, se battent pour des minutes dans des rotations où rien n’est garanti.

Ce sont eux que le 20 octobre départagera. Les têtes d’affiche démarreront titulaires, avec un rôle et une cote. Les cinquante autres sauront ce soir-là s’ils font partie de la saison ou s’ils la regardent.

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