Dernier article Gagner la Vuelta rapporte à peine plus que perdre au premier tour de l’US Open Lire l'article
Pratique sportive

33€ la licence Club FFT ? Le coût d’une année de tennis en trompe-l’œil

L’US Open s’est emparé des recherches et des réseaux ces derniers jours, de Svitolina à l’affiche explosive Shelton-Alcaraz. Une actualité qui tombe pile au moment où les clubs de tennis français referment leurs inscriptions de rentrée, et où la vraie facture d’une première saison surprend presque tout le monde.

33 euros de licence, jusqu’à 270 de plus pour l’adhésion

La licence Club FFT, celle qui autorise à jouer en club et à disputer certains tournois, ne coûte 33 € pour un adulte lors de la saison 2026-2027, entamée le 1er septembre 2026. Un jeune de 7 à 18 ans paie 23 €, un enfant de 6 ans ou moins 13 €, et une licence Découverte à 4 € permet même de tester le club trois mois avant de s’engager.

Sauf que cette licence n’est presque jamais la seule ligne de la facture : la plupart des clubs y ajoutent une adhésion, fixée librement, qui finance l’accès aux installations. Au Tennis Club de Seyssins, près de Grenoble, elle coûte 130 € en formule loisir avec accès illimité aux courts hors cours collectifs ; au TC12 Bercy, à Paris, la seule cotisation grimpe à 270 €. L’adhésion pèse ainsi jusqu’à huit fois plus lourd que la licence elle-même, celle qu’on croyait pourtant être la vraie barrière à l’entrée.

Infographie du budget d’une première saison de tennis en club, poste par poste

Côté équipement : raquette et balles alourdissent naturelllement encore la note

Vient ensuite l’équipement, qu’aucune licence ni adhésion ne couvre. Une raquette d’initiation, en aluminium ou en graphite d’entrée de gamme, coûte de 35 à 100 € pour un adulte débutant ; il faut y ajouter des chaussures de tennis toutes surfaces, comptées entre 20 et 50 € en entrée de gamme.

Restent les balles, consommables à raison de trois à quatre tubes sur une saison, entre 25 et 60 €. Contrairement à la raquette ou aux chaussures, achetées une fois, les balles reviennent chaque saison sur la note. Additionnées à la licence et à l’adhésion, ces quatre lignes situent le budget d’une première saison entre 240 et 480 €, selon le club et la région choisis… l’écart tient presque entièrement à l’adhésion, pas à l’équipement.

Pas de certificat, mais un ballon différent selon l’âge

Passé la barrière du prix, l’inscription elle-même a été simplifiée : depuis la réforme validée par la FFT, un licencié majeur n’a plus besoin de fournir de certificat médical. Un mineur, en revanche, doit présenter une attestation signée par ses représentants légaux, confirmant que chaque question du questionnaire de santé spécifique aux mineurs a reçu une réponse négative.

Pour les enfants, c’est surtout la balle qui change. Le programme Galaxie Tennis fait progresser les plus jeunes sur des terrains réduits, avec des balles volontairement ralenties : la rouge, freinée d’environ 75% par rapport à une balle standard, puis l’orange à 50% et la verte à 25%, avant le passage à la balle jaune classique sur le court complet.

Débuter au tennis : la FFT a tout prévu !

La Fédération française de tennis a elle-même dressé la liste des règles les plus mal comprises, y compris chez des joueurs réguliers. La première : une balle qui touche ne serait-ce qu’un bord de la ligne est bonne, les lignes faisant partie intégrante du court, contrairement à ce que pensent de nombreux débutants.

Deuxième surprise : un service complètement manqué, quand la raquette ne touche même pas la balle, compte comme une balle jouée, et non comme un geste neutre qu’on pourrait recommencer. Troisième, la plus contre-intuitive : pendant un échange, une balle qui heurte le piquet de simple et retombe dans les limites reste bonne… la même balle est en revanche automatiquement fautive si elle touche ce même piquet au moment du service.

« Cinq règles de tennis méconnues qu’il est bon de connaître » : c’est le titre que la Fédération française de tennis a donné elle-même à la liste dont sont tirées ces règles, signe qu’elle les juge mal maîtrisées jusque dans ses propres clubs.

Dernière règle, la plus rare à voir appliquée : si le relanceur casse son cordage en tentant de renvoyer une première balle faute, l’échange ne repart pas de zéro. Le serveur rejoue directement sa deuxième balle, sans que la première ne compte une seconde fois… de quoi surprendre plus d’un joueur du dimanche.

Les résultats en direct

Scores, classements et calendriers de plus de cinquante sports, mis à jour quotidiennement depuis 2007.

Voir les résultats